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11/29/2019

La réforme fiscale à travers la loi de finances 2016


LA REFORME FISCALE A TRAVERS LOI DE FINANCE 2016



 

En effet le Projet de Loi de Finances pour l’année 2016, s’inscrit également dans la continuité de la mise en œuvre du programme gouvernemental dans l’objectif de parachever l’implémentation de la Constitution, de poursuivre la mise en œuvre des grandes réformes structurelles et de consolider le modèle économique marocain basé sur le renforcement de la création de la richesse et la répartition équitable de ses fruits, au profit des citoyens au niveau de l’ensemble des territoires. Bien entendu ce Projet, intervient au cours d’une année marquée notamment, par l’entrée en vigueur de deux grandes réformes structurelles, en l’occurrence la régionalisation avancée consacrant un rôle majeur aux collectivités territoriales, aux côtés de l’Etat en matière de développement socio-économique et la nouvelle Loi Organique relative à la Loi de Finances qui offre de nouvelles perspectives de modernisation du processus de gestion des finances publiques. Ce Projet de Loi de Finances pour l’année 2016, intervient également dans une conjoncture économique internationale marquée par une fragilité et un dynamisme limité de la croissance mondiale qui s’établirait à 3,3% en 2015 contre 3,4% en 2014. En ces perspectives de croissance des pays avancés pourraient s’améliorer sous l’impulsion de l’économie américaine dont la croissance atteindrait 3% en 2016 contre 2,5% en 2015, malgré la dégradation des perspectives de croissance pour les pays émergeants et exportateurs du pétrole. Ainsi, la croissance mondiale atteindrait 3,8% en 2016. La consolidation des bases d'une croissance économique équilibrée poursuivant le soutien de la demande et l’encouragement de l'offre à travers, la stimulation de l’industrialisation, la promotion de l'investissement privé, le soutien à l'entreprise et l’accélération des plans sectoriels; le renforcement des piliers d'un développement économique intégré qui diminue les disparités sociales et spatiales et offre des opportunités d’emploi décent ; l’accélération de la mise en œuvre de la régionalisation et de la cadence des grandes réformes structurantes ; la mise en œuvre de la réforme de la Loi Organique relative à la Loi des Finances et la poursuite des efforts pour la récupération progressive des équilibres macro-économiques. En ce perspective de l’année 2016 est-ce que cette reforme structurante  permettra une amélioration de la croissance souhaitée et de l’équilibre macro économique marocain ?
 Pour répondre a cette problématique il est judicieux de présenter le travail en deux parties ; d’une part l’accélération de la mise en œuvre de la régionalisation et de la cadence des grandes réformes structurantes (I), en mettant l’accent sur mise en place des grandes reformes structurelle (A),  et l’amélioration efficace de la reforme fiscale (B) ; et d’autre part les processus de la nouvelle étape d’équilibre économique où l’on trouvera la généralisation du remboursement de la TVA aux biens d’investissements (A) et les impôts, Taxes Et Diverses Mesures Fiscales (B).




La mise en œuvre de la régionalisation représente un point d’ancrage essentiel pour la réalisation d’une croissance inclusive en mettant en place un équilibre entre la dynamique de croissance et celle de l’intégration sociale et de la réduction des disparités d’une part et entre l’effort de développement au niveau national et les spécificités de chaque région, d’autre part. La réforme du système de retraite en tant que chantier urgent et crucial pour assurer la pérennité de ses régimes et les droits de ses adhérents à travers l’adoption des décisions urgentes et nécessaires pour maintenir les équilibres financiers des systèmes de retraite dans le cadre du dialogue avec l’ensemble des partenaires économiques et sociaux, tout en tenant compte de l’avis des institutions constitutionnelles concernées ; La poursuite de la réforme de la compensation de manière à continuer à dégager des marges financières supplémentaires destinées essentiellement en plus du soutien de l’investissement productif, à cibler les catégories défavorisées et à renforcer le réseau des services sociaux notamment dans le domaine de l’éducation et de la santé. Ainsi, les économies réalisées serviront notamment.
Dans préservation de la souveraineté nationale et la défense de l’intégrité territoriale ; le parachèvement de l’édification institutionnelle conformément à la Constitution et l’accélération de la mise en œuvre des grandes réformes structurelles. Il s’agit en l’occurrence de la mise en place de la régionalisation avancée et la consécration du rôle des collectivités territoriales dans le développement socio-économique, la mise en œuvre de la réforme des régimes de retraite selon le principe de solidarité intergénérationnelle, tout en préservant les droits acquis des retraités et en généralisant la couverture de ces régimes aux catégories qui en sont exclues et la poursuite de la réforme de la fiscalité ainsi que la réforme de la compensation en ce sans la réforme de la fiscalité, particulièrement en ce qui concerne l'élargissement de l'assiette fiscale, la réforme de la TVA, la poursuite des remboursements des crédits TVA, l'intégration du secteur informel, la réduction des exonérations fiscales sans impacts sur le plan économique et social et la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale. En effet la mise en œuvre de la réforme de la Loi Organique relative à la Loi des Finances et la poursuite des efforts pour la récupération progressive des équilibres macro-économiques du fait que la mise en œuvre de la réforme de la LOF, qui entre en vigueur à partir de l'année 2016, constitue une nouvelle étape dans le processus d’amélioration de la gestion des finances publiques et de la reddition des comptes à travers notamment, la consécration des principes de l'efficience, de la performance et de suivi-évaluation tout en tenant compte de la dimension régionale. Dans ce cadre, tous les départements ministériels et institutions seront mobilisés dans le processus d'application de cette réforme importante, et ce, conformément au plan de mise en œuvre qui s'étale sur une période de 5 ans à partir du 1er janvier 2016.

Dans ce progrès la veille et le suivi régulier de la situation des finances publiques doivent être poursuivis afin d’atteindre l’objectif de réduire le déficit budgétaire à 3,5 % au titre de l’année 2016 notamment, à travers l’amélioration du recouvrement des recettes fiscales et douanières, la mobilisation des recettes provenant des établissements et entreprises publics, ainsi que la poursuite de la rationalisation des dépenses de fonctionnement et de la réforme de la compensation, tout en soutenant la mise en œuvre de la loi organique relative à la loi de finances, notamment la règle visant à affecter les recettes de l’emprunt au seul financement des dépenses d'investissement. A cet effet, et afin de réussir la mise en œuvre des mesures de la LOF qui était en vigueur à partir du 1er janvier 2016, le Gouvernement déploie les efforts nécessaires à leur opérationnalisation, dans le cadre du présent projet de loi de finances. Ainsi, et dans le cadre de la concrétisation du principe de sincérité budgétaire consacré au niveau de la LOF, en cet effets la préparation du projet de loi de finances au titre de l’année 2016 est fondée sur des hypothèses pertinentes. En outre cas, le contenu dudit projet de loi présente de façon sincère l’ensemble des ressources et des charges de l’Etat. Par ailleurs, un ensemble de nouvelles règles édictées par la LOF et permettant l’amélioration de l’efficacité de la dépense publique a été mis en œuvre dans le cadre de ce projet de loi de finances notamment celles relatives à l’interdiction d’intégrer dans le chapitre d’investissement les dépenses de personnel ou de matériel ainsi qu’à la création du chapitre relatif aux remboursements, dégrèvements et restitutions, fiscaux afin de respecter le caractère brut des dépenses.

L’évolution de la loi organique des finances 2016 vise également le renforcement des piliers d'un développement économique intégré qui diminue les disparités sociales et spatiales et offre des opportunités d'emploi décent. En effet  ce projet prévoit aussi l'accélération de la mise en œuvre de la régionalisation et de la cadence des grandes réformes structurantes, la mise en œuvre de la réforme de la loi organique des Finances et la poursuite des efforts pour la récupération progressive des équilibres macro-économiques. Il a, en outre, fait savoir que le facteur clé du succès d'une telle réforme, sur fond des expériences internationales, réside en son appropriation par tous les acteurs concernés, ainsi qu'une réelle responsabilisation des responsables et gestionnaires de programme. Et la mise en œuvre de cette réforme constitue une nouvelle étape dans le processus d'amélioration de la gestion des finances publiques et de la reddition des comptes à travers notamment, la consécration des principes de l'efficience, de la performance et de suivi-évaluation, a-t-il ajouté. Elle permettra également l'adoption de nouveaux mécanismes de gestion budgétaire conformes aux standards internationaux les plus récents, particulièrement la programmation pluriannuelle, les rapports de performance et la création de deux systèmes de comptabilité sur la base de mérite et de comptabilité analytique, outre des mécanismes contractuels. De ce fait, le gouvernement a veillé à mettre en place ce projet conformément aux dispositions de la nouvelle LOF, particulièrement l'ajout d'un nouvel article relatif aux dépenses liées aux remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, la révision de la structure du tableau d'équilibre des recettes et charges de l'Etat et l'enrichissement des rapports présentés aux deux chambres du parlement. Pour accompagner cet important chantier, des efforts seront déployés en vue d'accélérer la déconcentration administrative et renforcer les mécanismes de la contractualisation avec la région et les autres collectivités territoriales, et ce, dans le but de renforcer l'approche territoriale et régionale dans la mise en œuvre des politiques publiques. Parallèlement à la mise en œuvre de ce chantier de développement stratégique et important, le gouvernement poursuivra ses efforts en matière d'implémentation de la Constitution, de mise en place des lois organiques et de poursuite des réformes structurelles prioritaires, notamment la réforme de la justice, de la Caisse de la compensation et du régime fiscal.


 Dans ce fait actuellement, le remboursement de la TVA est accordé aux contribuables réalisant des opérations exonérées ou en suspension de taxe en vertu des dispositions des articles 92 et 94 du CGI. Dans le cadre de la réforme de la TVA et la mise en œuvre des recommandations des assises nationales sur la fiscalité visant la suppression des situations de crédit de taxe non remboursable, il est proposé d’entamer le processus de généralisation du remboursement de TVA en procédant dans un premier temps au remboursement de la TVA sur les biens d’investissement acquis à compter du 1er janvier 2016. Il y a lieu de préciser que l’exonération de la TVA des biens d’investissement de 36 mois accordée aux entreprises nouvellement créées demeure applicable. Application du taux de 20% aux opérations de transport ferroviaire Actuellement, les opérations de transport de voyageurs et de marchandises sur terre sont soumises au taux de 14% avec droit à déduction, conformément aux dispositions de l’article 99-3° -a) du C.G.I. Dans le cadre de la réforme de la TVA visant la suppression de la situation du butoir dont souffre l’Office National des Chemins de Fer de l’ordre de 2600 millions de dirhams, il est proposé d’appliquer, à compter du 1er janvier 2016, le taux normal de 20% aux opérations de transport ferroviaire. 3-1-2- Exonération à l’importation des aéronefs Actuellement, les opérations d’importation des aéronefs sont soumises à la TVA au taux de 20% en application des dispositions de l’article 121 du CGI. Dans un souci d’harmonisation du traitement fiscal réservé en matière de TVA aux aéronefs avec celui appliqué sur le plan international, il est proposé d’exonérer de la TVA, les importations d’aéronefs employés dans les services internationaux de transport aérien régulier ainsi que le matériel et les pièces de rechange destinés à la réparation de ces aéronefs.
 Les mesures fiscales insérées dans le projet de la loi de finances pour l’année budgétaire 2016 s’inscrivent dans le cadre d’une part, de la poursuite de la réforme du système fiscal national en harmonie avec les engagements du Gouvernement pour la mise en application progressive des recommandations issues des Assises nationales sur la fiscalité tenues à Skhira te les 29 et 30 avril 2013, et d’autre part de l’application des orientations de la lettre de cadrage du Chef du Gouvernement en date du 06 août 2015. En effet, les Assises précitées ont posé les jalons d’une réforme progressive du système fiscal afin d’aboutir à plus d’équité à travers notamment l’élargissement de l’assiette, la création des conditions d’une compétitivité saine entre les entreprises par l’élimination des distorsions fiscales, la réduction et la rationalisation des dépenses fiscales, et l’aboutissement à plus d’efficience aussi bien en termes de rendement des ressources fiscales que d’amélioration de la gestion de la matière imposable et de la qualité du service rendu au contribuable. Sur un autre plan, la lettre de cadrage précitée du Chef du Gouvernement a insisté sur la poursuite de la réforme du système fiscal national, notamment à travers l’engagement d’actions ayant pour objectif l’élargissement de l’assiette, la réforme de la TVA, la limitation des exonérations non justifiées sur les plans économique et social et la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales. Par ailleurs, la consécration de la concertation et de la démarche participative, à travers l’organisation de plusieurs rencontres, a permis à la DGI d’intégrer les attentes et les doléances exprimées par ses divers partenaires. Ainsi, les mesures fiscales proposées dans le projet de la loi de finances pour l’année budgétaire 2016 concernent l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu, la taxe sur la valeur ajoutée, les droits d’enregistrement et de timbre et la taxe spéciale annuelle sur les véhicules automobiles et mesures communes.

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