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11/26/2019

La motivation en GRH

La motivation en GRH
PLAN


Introduction
Partie I/ THEORIES DE LA MOTIVATION DES RESSOURCES HUMAINES

A/Taxinomies des théories de motivation
 B/ Approche des principales théories de la motivation

Partie II/Les moyens de motivation

A/ Secteur public
B/ Secteur privé
Conclusion




















«  Les aptitudes sont ce que vous pouvez faire. La motivation détermine ce que vous faites. Votre attitude détermine votre degré de réussite. »
Lou Holtz









Introduction
     Les organisations existent parce qu’elles ont en leur sein des hommes et des femmes qui, sans relâche, donnent le meilleur d’eux pour qu’elles vivent et se développent. Toutefois, si la ressource humaine constitue aujourd’hui la sève nourricière des organisations, il est tout aussi vrai que ces hommes et ces femmes attendent en retour beaucoup de leurs entreprises. De nombreux chercheurs se sont intéressés à l’analyse des besoins ou attentes de l’individu, en l’occurrence ceux pour qui la satisfaction est recherchée au travail ; donnant ainsi naissance au concept de motivation. L’intérêt du concept justifie l’abondante littérature y relative.
   La mondialisation, l’évolution dans l’environnement, la concurrence, la technologie et la nécessité d’être le mieux placé d’avantage dans cet environnement bien en constant évolution, ont permis les organisations de renouveler leur outils de gestion, de management  et des structures afin d’assurer en ce qui concerne l’objectif primordial de toute organisation : « maintenir et accroitre la performance globale de l’entreprise». Un objectif  qui ne peut être atteint sans prendre en conscience l’importance du « facteur humain »dont au niveau des entreprises « personnel ». Un personnel qui fera l’objet d’une réussite ou d’un échoue. Dont pour atteindre les objectifs visés il faut que ce personnel soit motivé de façon qu’ils puissent donner le maximum de leurs efforts.
   En fait, gérer les ressources humaines c’est chercher d’optimiser le potentiel d’un service d’une unité dans l’intérêt de l’organisation. Il s’agit donc de prendre en compte d’autres facteurs plus personnels, plus concentrés sur l’homme en vue d’harmoniser et de dynamiser de nouveaux besoins créés par l’évolution technologique, économique et  sociale.
Pourquoi certaines personnes vont s'entraîner plusieurs fois par semaine pour courir le marathon alors que d'autres vont regarder les compétitions à la télévision ? Pourquoi certains vont partir en affaires alors que d'autres vont être à leur emploi ? Pourquoi certains employés ont hâte d'aller au travail alors que d'autres n'attendent que la fin de la journée ? La raison : la motivation.
   Le concept de « motivation au travail » n’apparaissait pas dans le langage commun, ni dans celui des organisations pendant le premier tiers du XX° siècle. Jadis défini en terme juridique par les dictionnaires de la langue française de l’époque, le concept aurait apparu pour la première fois comme objet de recherche, dans les travaux des psychologues Tolman (1932) et Lewin (1936). Cependant, la préoccupation de « motiver » les hommes au travail a toujours été présente à travers les âges. Ainsi, de la cravache (période de l’indignation de l’Homme par l’esclavage) à la considération des facteurs humains, l’évolution de la motivation au travail s’est faite parallèlement à la conception que l’on s’est fait de l’Homme et de son rôle dans la société.
La motivation est, dans un organisme vivant, la composante ou le processus qui règle son engagement pour une activité précise.
   Elle en détermine le déclenchement dans une certaine direction avec l'intensité souhaitée et en assure la prolongation jusqu'à l'aboutissement ou l'interruption.
   Cette notion se distingue du dynamisme, de l'énergie ou du fait d'être actif. La motivation prend de nos jours une place de premier plan dans une organisation. Elle est déterminante pour la productivité chez les employés.
   Il existe ainsi une pléthore de définitions de la motivation au travail; mais de l’analyse de ces définitions, il ressort les éléments qui suivent :
ü  l’existence des « besoins » : l’individu est spontanément motivé, c’est-à-dire qu’il ressent fondamentalement des besoins qu’il cherche à satisfaire. Ces besoins physiologiques (qui agissent sur la personne) et psychologiques (qui agissent en lui-même) sont donc les raisons qui induisent l’action de l’individu ;
ü  l’existence des « objectifs » : il n’y a pas d’individu motivé en soi, il n’y a que celui motivé pour quelque chose ou pour un « mobile ». Cela signifie que l’action engagée par le besoin de l’individu est toujours dirigée vers l’atteinte d’un objectif ; la motivation est un phénomène personnel : dans les différentes définitions ci-dessus citées, on remarque l’emploi au singulier des termes « individu », « personne ». Etant donné que tous les hommes n’ont pas forcément les mêmes problèmes et ne ressentent pas le même problème de la même manière, ils ne peuvent ni avoir des besoins identiques, ni ressentir le même besoin avec la même intensité. Les besoins étant alors individuels, il va de soi que la motivation soit aussi individuelle ;
ü  enfin, la motivation est un « processus » que l’individu vit ; elle ne peut guère donc être décrétée !
Il existe différents types de motivation, à savoir :
Ø  Motivations oblatives : Etre important pour les autres, offrir et rendre service.
Ø  Motivations hédonistes : Ressentir du plaisir obtenir de la vie des plaisirs.
Ø  Motivations d’auto-expression : Apparaître tel que nous sommes où voudrons être.
Ø  Motivation intrinsèque : Une personne est intrinsèquement motivée lorsqu’elle effectue des activités volontairement et par intérêt pour l’activité elle-même sans attendre de récompense ni chercher à éviter un quelconque sentiment de culpabilité.
Ø  Motivation extrinsèque : Les motivations extrinsèques sont des facteurs externes qui règlent votre comportement. Personne n'est venu au monde avec le goût de l'argent; l'argent est une pulsion externe ou extrinsèque du comportement ; c'est une motivation acquise ou apprise.
    Dans cette recherche, nous allons  dans une première partie  étudier  quelques théories de la motivation de l’homme au travail. Puis, dans une seconde partie 
Partie I/ THEORIES DE LA MOTIVATION DES RESSOURCES HUMAINES
   Il s’agit d’abord de faire la typologie des théories de motivation, ensuite, de donner la substance de quelques théories. 
A/Taxinomies des théories de motivation
    Pour Carriere J. et al. (2007), il y a deux grandes catégories de motivation au travail à savoir :
1. théories du contenu : ces théories définissent les forces qui guident la personne pour prendre une position donnée dans son comportement au milieu du travail ;
2. théories du processus : ces théories étudient les effets des relations des individus avec l’environnement et leurs comportements.
    A ces deux types de théories, Maillet veut qu’on ajoute la théorie du renforcement et celle de la fixation des objectifs, car, selon lui, l’une et l’autre ne trouvent que partiellement leur place dans la classification courante.
    Quant à Ruth Kanfer (1990), il pense que la nomenclature courante est trop exiguë pour contenir toutes les théories et trop rigide pour classer certaines d’entre elles. Il propose donc une taxinomie qui prendrait en compte les dernières avancées des théories de la motivation et la fait reposer sur trois paradigmes : (1) celui des besoins - mobiles - valeurs ; (2) celui du choix cognitif ; (3) et celui de l’autorégulation.
    Enfin, Sékou et autres proposent une typologie des théories de la motivation basée sur les approches et qui prend en charge la classification courante. Ainsi, ils ont distingué les théories fondées sur les approches internes, et de celles basées sur les approches externes. Pour des raisons de commodité pédagogique, c’est cette dernière typologie qui sera reprise pour faire notre revue des théories.
 B/ Approche des principales théories de la motivation
 Il y a donc les approches internes et externes de la théorie de motivation au travail.
1.      Approches externes
    Les théoriciens de cette approche sont ceux qui, tout comme Taylor et Mayo, ont basé leur vision de la motivation sur les facteurs environnementaux de l’individu au travail. Les auteurs suivants retiennent généralement notre attention :
Ø  Burrhus F. Skinner (1953)
     Il propose une vision de l’homme opposée à celle de Maslow ou de Herzberg. Pour Skinner en effet, le comportement de l’individu est conditionné par son environnement. Par conséquent, il soutient que des stimuli appropriés peuvent provoquer des comportements souhaités chez l’individu. Selon sa théorie du renforcement, un comportement récompensé par la  « carotte » a tendance à être répété. A contrario, si le comportement est puni par le « bâton », il n’a pas tendance à se répéter. Pour agir sur les comportements de l’individu, voire les modifier, Skinner propose donc d’agir sur les conséquences mêmes de ces comportements, étant entendu que l’individu reste rationnel.
Ø  Douglas Mc Gregor (1960)
    S’appuyant sur la typologie de Maslow, ce chercheur constate que, de plus en plus, les directions des entreprises satisfont aux besoins physiologiques et de sécurité des individus. Partant donc de l’hypothèse selon laquelle la conduite des individus est régie par les pratiques des dirigeants d’organisations, Mc Gregor propose de remplacer l’ancien mode de commandement (contraintes et contrôles stricts) par une politique d’intégration (selon laquelle l’individu serait essentiellement motivé par lui-même). Ces deux visions managériales correspondent respectivement à la théorie X et la théorie Y de Mc Gregor, qui induisent la mise en place de pratiques et un comportement des individus en conformité avec celles-ci.
Ø  Edwin A. Locke (1968)
    Par sa théorie des objectifs, Locke stipule que l’individu est motivé surtout par ses objectifs conscients. Pour cela, l’auteur pose l’hypothèse selon laquelle l’individu est rationnel et est donc à mesure de se fixer des objectifs et d’orienter sa conduite pour les atteindre. Ainsi, selon cette théorie, l’individu s’adonne mieux au travail si ses objectifs de rendements pour l’entreprise sont élevés.
   Chaque théorie de motivation renferme évidemment sa part de vérité mais aussi d’erreur quant à la manière dont on peut mobiliser, dans la réalité, les ressources humaines dans l’entreprise. Sans vouloir privilégier un modèle donné, nous proposons tout de même de revenir sur la théorie des deux facteurs de Herzberg dont nous voulons mesurer la pertinence dans les réalités de EMS CI.
                                2. Approches internes
    Pour les théoriciens de cette approche, l’individu est fondamentalement motivé par des facteurs intrinsèques à lui. Dans cette approche, on distingue les théories du contenu et celles du processus de la motivation. Les théories suivantes retiennent généralement l’attention des managers de notre temps.
1/Théories du contenu de la motivation
Il s’agit des modèles proposés par les auteurs suivants :
Ø  Abraham H. Maslow (1950)
   Il est l’auteur de la très célèbre théorie de la hiérarchie des besoins qui est « la théorie la plus utilisée dans le domaine de la gestion ». Maslow part du principe que l’individu a un ensemble de besoins exceptionnellement forts, qui peuvent être classés en ordre hiérarchique. Ainsi, l’auteur de la hiérarchisation des besoins a déterminé cinq  grandes catégories de besoins qu’il a classés de façon pyramidale. Il s’agit, dans un ordre croissant : des besoins physiologiques; des besoins de sécurité; des besoins d’appartenance; des besoins d’estime; enfin du besoin d’accomplissement de soi qui se place au sommet de la  pyramide de Maslow.


1 = Besoins physiologiques : se nourrir et se reproduire
2 = Besoins de sécurité
3 = Besoins d’appartenance : besoin d’avoir une famille, des amis …
4 = Besoins d’estime : valorisation sociale, idée de reconnaissance,…
5 = Besoins de réalisation de soi : épanouissement au travail, dans la vie …
Plus tard, dans les années 1970, Maslow découvre deux autres types de besoins que sont : les besoins cognitifs (savoir, comprendre, etc.) et les besoins d’esthétique (ordre, harmonie, etc.) que des auteurs vont, par la suite, classer respectivement au dessus des besoins d’estime et en dessous du besoin d’autoréalisation.
Pour Maslow, seul l’inassouvissement d’un besoin motive l’individu, et sa pyramide des besoins fonctionne de telle manière qu’un nouveau besoin n’apparaît que si les besoins d’un niveau immédiatement inférieur ont été satisfaits.
Ø  Clay Alderfer (1969)
Il s’accorde avec Maslow que l’individu a des besoins hiérarchisés que, lui a  par contre regroupés en trois catégories, en ordre croissant : le besoin de Subsistance (existence) ; le besoin de Relation (sociabilité) ; et le besoin de Progression (croissance). Au fait, Alderfer ne définit pas de nouveaux besoins; il se contente simplement de faire un regroupement des besoins définis par Maslow. Ainsi, aux besoins de SRP d’Alderfer correspondent respectivement les besoins physiologiques et de sécurité, les besoins d’appartenance, et les besoins d’estime et d’épanouissement de Maslow. Par ailleurs, selon la théorie des besoins SRP d’Alderfer, au processus de satisfaction - progression que propose Maslow, il faut ajouter un processus de frustration - régression qui signifie que, si un individu est déçu (frustré) par la non satisfaction d’un besoin, il peut se rabattre sur le type de besoin immédiatement inférieur dans l’intention de mieux consolider son acquis, d’où la notion de régression. L’auteur soutient en outre que les deux processus ci-dessus agissent simultanément chez l’individu.
Ø  Frédéric Herzberg
Il a élaboré la théorie des facteurs de motivation et d’hygiène de vie. Les facteurs de motivation correspondent au besoin de progression d’Alderfer, et les facteurs d’hygiène s’identifient aux besoins de relation et de subsistance de ce dernier. Selon la théorie des deux facteurs, seuls les facteurs de motivation sont dynamisants.
Ø  David McClelland (1961)
Il est l’auteur de la théorie de la motivation par l’accomplissement. Selon McClelland, l’individu a une tendance naturelle à satisfaire trois besoins : l’accomplissement, le pouvoir et l’affiliation. Alors, lorsqu’il ressent de façon forte l’un de ces besoins, l’effet sera de pousser cet individu à adopter des comportements en vue de satisfaire un tel besoin. Cependant, l’auteur de cette théorie focalise ses recherches sur le besoin d’accomplissement qu’il considère (avec celui de pouvoir) comme un besoin supérieur et propose de le mesurer chez l’individu à partir de test d’aperception thématique (TAT). McClelland établit ainsi que la motivation de l’individu est proportionnelle à la force de son désir soit d’accomplir quelque chose en fonction d’un modèle d’excellence, soit de l’emporter sur des concurrents.
Il est important de souligner que l’analyse des besoins de McClelland a montré que ses besoins supérieurs correspondent aux facteurs de motivation de Herzberg, et le besoin d’affiliation (dit inférieur) du premier s’identifie aux facteurs d’hygiène du second.
Par contre, la théorie de motivation par l’accomplissement a le mérite d’avoir tenté de donner une origine aux besoins de l’individu. En effet, pour McClelland, les besoins sont stockés dans le préconscient, dans la région dite des rêves éveillés. 

Ø  La théorie de l’autodétermination :
Développée par Deci et Ryan (1971, 1975 et 1985) considère que l’individu est motivé par trois types de besoins :
   L’autonomie au travail.
   Le sentiment d’être compétent au travail.
   L’appartenance sociale.
             Le besoin d’autonomie est défini comme le besoin qu’a l’individu de sentir qu’il agit librement. Selon le degré d’autonomie dans le choix, l’individu sera donc plus ou moins motivé.
            L’individu est particulièrement motivé lorsqu’il agit parce qu’il trouve une satisfaction ou un plaisir dans son comportement ou son action.
Sa motivation est un peu inférieure lorsqu’il choisit ses actions pour la contrepartie qu’il en retire (ex. : rémunération). Et sa motivation est nulle s’il ne choisit pas ses actions de manière autodéterminée et ne perçoit pas le lien entre ses actions et leurs conséquences.
Si les travaux de ces auteurs sont d’un intérêt certain, on apprendre aussi des théories explicatives du processus de la motivation ?
2/Théories du processus de la motivation
Nous pouvons retenir essentiellement les théories des auteurs suivants :
Ø  John Stacey Adams (1963, 1965)
A partir des concepts de la dissonance cognitive et du processus de comparaison sociale, Adams développe sa théorie de l’équité.

La dissonance cognitive est la théorie selon laquelle la coexistence chez un même individu, d’éléments de connaissance qui ne s’accordent pas, entraîne de sa part un effort pour les faire, d’une façon ou d’une autre, mieux s’accorder.
Quant au processus de comparaison sociale, il suppose que les individus comparent leur situation avec celles des autres pour vérifier s’ils sont traités de façon équitable.
Selon donc la théorie de l’équité, la perception de l’inéquité de la situation pousse à l’action. Ce qui signifie que chaque fois qu’une personne développe des sentiments d’iniquité, il est motivé à poser une action afin de rendre sa situation plus équitable.
Ø  Victor H. Vroom (1964)
Il reprend les concepts fondamentaux développés par des psychologues (Tolman, Lewin,…), pour élaborer sa théorie des attentes qui postule que la motivation de l’individu est basée sur trois composantes essentielles : la confiance en soi, le but de l’entreprise et la valeur accordée par l’individu à ce but. Ainsi, le processus motivationnel de Vroom repose sur :
-          l’expectation  qui est ce que chacun se sent capable de réaliser dans son travail,
-          l’instrumentalité  qui est ce que l’individu espère avoir comme gratification de ses performances,
-          enfin, la valence  qui est la valeur que l’individu accorde aux gratifications qui lui sont proposées.
Selon cette théorie, plus la valeur de la valence est élevée, plus la motivation au travail de l’individu est importante.
Partie II/Les moyens de motivation  
    Après d’avoir abordé la problématique et vu l’apport des différents théoriciens, on a pu trouver quelques facteurs qui ont l’influence sur la motivation du personnel dans une entreprise.
A/ Le secteur public.
      Les principes à observer pour motiver les agents de la fonction publique :
Pour motiver, un manager doit être motivant, c'est-à-dire être lui-même motivé. Puisque la motivation dépend de chaque personnalité, il importe de demander à l'agent ce qui l'a amené à rejoindre la fonction publique et ce qui le motive aujourd'hui. A cette question, plus que très banale, le manager aura des réponses différentes qu'il pourra regrouper dans deux catégories :
- des facteurs d'évitement ("il fallait bien que je mange", "je n'avais pas le choix"...)
- des facteurs d'engagement ("le confort", "le sens du service public", "un métier passionnant qu'on ne trouve nul par ailleurs"). Poser ces questions permet au manager d'amener son collaborateur à prendre conscience que sa situation actuelle est très probablement la conséquence d'un choix passé qu'il se doit d'assumer ou alors d'une situation qu'il peut changer. Motiver une personne consiste à lui permettre de devenir auteur et acteur de son histoire professionnelle. La plupart des managers ont tendance à s'estimer responsables de la motivation de leurs agents. Raisonner de la sorte est certes bienveillant, mais au fond, assez déresponsabilisant. En revanche, il appartient au manager de ne pas démotiver ses agents, ce qui est différent. La motivation est en premier lieu une co-responsabilité.
La rémunération comme facteur de motivation
La rémunération selon M. Duguy : « c’est la contrepartie en argent ou en matière du travail fourni ». Charles Henri Besseyre des Horts, stipule que : « toute contribution d’un collaborateur au fonctionnement de l’entreprise suppose une contrepartie qui se traduit, d’abord, par la fixation de ce qui est couramment appelé le « prix du travail » et, ensuite, par le versement d’une rémunération ». Après ces définitions on peut donc facilement parler de la « gestion des rémunérations ».Selon Pierre Romelaer, « gérer les rémunérations, c’est déterminer la rémunération de chaque salarié en assurant : L’équilibre de l’ensemble, une relation pertinente avec les salaires du marché du travail et la viabilité économique de l’entreprise ».De même, Michel Paquet stipule qu’une bonne gestion de la rémunération repose sur trois facteurs :
·         L’équité interne, entre les emplois de l’entreprise, c'est -à-dire que les emplois de valeur équivalente soient rémunérés selon une même échelle salariale
·         L’équité externe, par rapport à des emplois comparables dans le marché
·         L’équité individuelle, entre les employés occupant des emplois similaires
1/ La motivation des agents de la fonction publique :
La motivation dépend de la manière dont le manager va gérer les leviers de l'adéquation suivante : Motivation =SxVxPS pour Sens : le manager doit communiquer une vision, donner une direction, du sens à ce qu'il demande à ses agents puis les décliner en projets clairs et compréhensibles afin de les faire réagir, d'obtenir leur adhésion et les inciter à se positionner. Respectez les résistances. Apprenez à être ferme sur les enjeux et les "cadre" et souple sur les procédés. V pour Valeur : La valeur numéro un des agents de la fonction publique repose avant tout sur le principe de "SERVICE" public. Ce service doit être soutenu par des valeurs partagées. De nos jours, une valeur (confiance, justice, honnêteté...) est plus forte qu'une règle, d'autant plus dans un environnement en perpétuel changement comme c'est le cas dans la fonction publique depuis quelques années. Les principales causes de démotivation résident dans l'inadéquation entre les valeurs d'une personne et de son environnement (considéré parfois comme injuste, inéquitable...). Invitez votre agent à réfléchir sur ces inadéquations, explorer ce que vous pouvez faire évoluer dans vos pratiques et amenez l'agent à se positionner lorsqu'aucune évolution n'est possible. S'il n'est pas toujours possible de motiver il importe de ne pas démotiver, ce qui est différent.
P pour Plaisir : le désir de travailler est souvent lié au plaisir que procure la réalisation de l'activité. Il convient à présent d'inviter chaque agent à identifier les activités qu'il aime réaliser de manière à valoriser ses points forts et l'affecter sur des missions qu'il mènera avec facilité, plaisir et succès. Seul l'agent est capable de ressentir le plaisir que lui provoque un travail. Cette nouvelle équation repose sur de nouvelles aptitudes managériales :
·         Honnêteté : Porter à la connaissance de toutes les règles de fonctionnement permet d'éviter tout risque d'interprétation. Aucun agent ne pourra vous reprocher d'être transparent. Par contre, nombreux sont ceux qui pourraient contester votre "opacité".
·         Responsabilisation : Rejoindre une entreprise est un choix qui appartient à l'agent, démontrer sa valeur professionnelle également. Si le management peut avoir une part de responsabilité lors d'une difficulté rencontrée par un agent, il ne doit pas l'assumer en totalité et amener l'agent à réfléchir sur ce qu'il peut faire pour trouver sa solution.
·         Confiance : Le management repose sur un principe central qui consiste à prescrire ce qui doit être fait et contrôler le niveau de conformité. S'il appartient au management de définir et vérifier l'atteinte des résultats, lui laisser le choix du procédé peut développer son autonomie et son engagement. Apprenez à faire confiance à vos agents, vous risquez d'être fort surpris.
2/Styles de management
On distingue :
Le style Directif:
·         Il s’intéresse aux processus, aux résultats.
·         Il donne des consignes, suit la progression vers des objectifs précis, définit des directives régulièrement. Il informe plus qu’il ne communique et prend les décisions seul.
·         Il a un comportement rassurant par sa maîtrise de la situation et sa connaissance de l’environnement.
Le style Explicatif:
·         Il fait en sorte d’expliquer les décisions dont il garde néanmoins la maîtrise.
·         Il fait en sorte de mobiliser ses collaborateurs, d’écouter leurs avis et suggestions et les encourage à devenir autonomes.
Le style Délégatif
·         Il définit clairement les missions et les responsabilités puis laisse l’autonomie nécessaire aux collaborateurs.
·         Il intervient ensuite uniquement quand cela est nécessaire ou à leur demande.
Le style Participatif
·         Il propose des projets d’équipe, incite à la remontée d’informations et aux discussions.
·         Il va associer les collaborateurs aux décisions et se préoccuper de leur engagement dans les projets.
B. Le secteur privé
      Le secteur privé est caractérisé notamment par l’intervention nulle ou minimale de l’État. On parle donc des entreprises privées, des organisations non gouvernementales, des entités de l’économie sociale ou des banques à capitaux privés. En comparaison avec le secteur public, le secteur privé est principalement marchand et donc devrait être bénéficiaire.
     La motivation ce n’est pas principalement la rémunération en argent, c’est notamment la politique interne de l’entreprise, les relations interpersonnelles puis le feedback et la reconnaissance de la part du supérieur. On ne doit pas toujours chercher ses propres chemins, on peut aussi s’inspirer de ceux qui ont trouvé un système de motivation marchant et réussi.
Les satisfacteurs du secteur privé
        L’éventail de satisfacteurs dans le secteur privé est vraiment large, notamment auprès de moyennes et grandes entreprises. En laissant l’enseignement des langues et les cours de formation professionnelle de côté, les entreprises privées offrent à ses employés des avantages tels que : contributions à des diverses formes d’assurance ou à transport en commun, la voiture de société/l’ordinateur portable ou le téléphone portable aussi pour un usage privé, la possibilité du logement assuré et payé par la société, des billets ou des abonnements variés (de théâtre, à la salle de gym, etc.), la prolongation de la durée du congé selon les années travaillées chez l’employeur, des rabais pour les produits ou pour les services d’entreprise. Parmi les avantages moins fréquents on peut trouver des prêts bonifiés accordés par l’entreprise, des actions d’entreprise réservées aux employés ou des écoles maternelles destinées aux enfants de ses employés.
      En comparant les deux secteurs de l’économie nationale, on peut faire quelques conclusions. Bien que le secteur public soit toujours considéré comme inflexible et lourd, il continue à attirer des candidats pour sa sécurité et sûreté de l’emploi. Par contre le secteur privé est pris comme plus flexible, plus progressif mais quant à la détermination du montant du salaire, les deux secteurs s’influencent toujours. De toute façon, ce qui est commun pour le secteur public de même que pour le privé, c’est le rôle significatif du manager. C’est chez lui où devrait commencer tout le procès de motivation.


Conclusion
      La motivation est une notion complexe et difficile à saisir vu qu’elle comporte aussi bien des variables qualitatives que quantitatives.
     La théorie sur la motivation au travail a montré son importance quant à la performance de l’individu et son efficacité dans la réalisation des objectifs assignés au niveau de l’organisation surtout dans un contexte mondialisé, concurrentiel et compétitif.
    Les auteurs sur ce terrain de recherche ont montré aussi qu’il existe une liste des facteurs (ou variables) explicatifs qui déterminent la motivation tels que la rémunération, l’estime, la promotion, la responsabilité, etc.
     La perception de chaque personne envers ces facteurs qui varient selon le contexte, l’époque et le type d’organisation, semble très importante à l’ère de la mondialisation où la compétence des ressources humaines joue pour beaucoup dans la performance de l’entreprise.
    Chaque individu inconscient ou non, établit un ordre de préférence quant à sa sensibilité aux différentes formes de motivation pour maximiser son utilité. L’entreprise à son tour cherche plutôt, à travers sa politique de motivation, d’impliquer davantage ses ressources humaines pour qu’ils ne pareraient pas ailleurs (concurrence oblige) afin de réaliser ses objectifs et de maximiser son profit.
    La motivation concerne l'individu, mais l'organisation doit également s'en mêler. Sans chercher à réinventer la roue, pourquoi ne pas demander à nos employés, par l'entremise d'une enquête, ce qui les motive et même, ce qui les inciterait à accepter un nouvel emploi ailleurs ? Les résultats obtenus pourraient devenir les caractéristiques d'un travail qui suscite la motivation pour chacun des individus.     







Bibliographie
§  La Motivation au Travail, Editions Eyrolles, 2006, Claude Lévy-Leboyer ;
§  La Motivation 2ème édition, Fabien Fenouillet ;
§  Le management de la motivation Méthode pour améliorer les services, Béatrice Dogor Di Nuzzo
§  Patrice Roussel : « La motivation au travail - concept et théories », Les notes du Lirhe n°326, octobre 2000
§    « Des systèmes et des hommes », Les éditions d’organisation, 1990
§    « les outils du manager », Les Editions Démos, Paris
§  M., H., Lisette : « La motivation dans la Fonction publique béninoise », mémoire de fin de cycle, 1995-1996, p.7
§   Emmanuel, M. et Mathieu, D. : « Les clés de la performance », Les éditions Démos, 2004, p.24
§  Jocelyn,  J. et autres, « la dimension humaines des organisations », gaëtan morin éditeur, p.153
§  Nicole, C., Laurent, B., Jocelyn, J. : « La dimension humaine des organisations », Gaëtan Morin Editeur, 1994, p.154
§  Sékiou ; Blondin ; Fabi ; Bayad ; Peretti ; Alis ; Chevalier : « Gestion des ressources humaines », 2° édition, De Boeck Université
Webographie
-La motivation des employés
-Détails.formation_ Boîte à outils : http://www.detailformation.com/outils/
-Citations : www.evene.fr/citations
-Motivation au travail :




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