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11/26/2019

Audit des systèmes d’information


Audit des systèmes d’information
Plan :
Introduction
Chapitre 1 : Evolution des systèmes d’informations.
1. Définition et finalité de systèmes d’informations. .
2. Les grandes fonctions d’un système d’information.
Chapitre 2 : audit des systèmes d’informations
1. Différents types d'audit d’informatique,
2.  Les référentiels de l’audit des SI,
3. La démarche d’audit des SI.
Conclusion








Introduction :

La mondialisation des échanges, la globalisation des marchés, l'innovation technologique constituent des facteurs de multiplication des risques qui rendent la position des entreprises et des administrations  de plus en plus difficile à une échelle économique mondiale. Cette problématique, dans un univers où la quantité d'information et son accessibilité augmentent et se complexifient, nécessite d'adopter une attitude "anticipatrice" par une exploitation permanente des informations vitales pour l'entreprise ainsi que l’administration. Une organisation ne pourra survivre que si elle dispose d’un ensemble d’informations suffisantes (information disponible, pertinente, fiable, précise et récente) surtout pour  une entreprise ; pour pouvoir agir avec efficacité, c’est à dire prendre les bonnes décisions au bon moment, d’un ensemble de technologies pour suivre l’évolution des marchés, ainsi qu’un personnel compétent, d’où la nécessité d’un système d’informations. Aujourd’hui les choix en matière de système d'information sont au cœur de la recherche de l'avantage concurrentiel, et non plus seulement au niveau de la simple amélioration du fonctionnement de l'organisation
L'avantage concurrentiel des organisations, grandes et petites, s'adossant à un système d'information optimisé, à l'heure d'une compétition mondiale de plus en plus exacerbée est plus que jamais à l'ordre du jour.
Les coûts engendrés par la maintenance d’un système d’information sont très importants. Ceux-ci dépendent de nombreuses dimensions telles que les ressources humaines, informatiques ainsi que les aspects organisationnels. L’audit du système d’information aura pour but de permettre à l’entreprise de maîtriser ses coûts mais aussi de permettre une évolution vers de nouvelles technologies.
aujourd’hui les entreprises ont compris le rôle stratégique de l’ audit de l’information, qui leur permet d’anticiper le futur, d’améliorer la pertinence de leurs choix et de leur capacité d’action. un manager par exemple doit suivre, analyser, conduire en permanence de multiples projets, intégrer toutes sortes de contraintes, de sollicitations, d’imprévus, et prendre les bonnes décisions au bon moment d'où l'intérêt d'un système d'information auditée pour rester sous contrôle. L’audit d'un environnement informatique peut concerner l'évaluation des risques informatiques de la sécurité physique, de la sécurité logique, de la gestion des changements, du plan de secours, etc. ou bien un ensemble de processus informatiques - ce qui est généralement le cas - pour répondre à une demande précise du client. Un audit des systèmes d'informations,  permet d'intégrer la gestion de l'information au travers d'un grand nombre de critères : Efficacité, Efficience, Confidentialité, Intégrité, Disponibilité, Conformité et Fiabilité.Donc dans quelle mesure l’audit des systèmes d’informations contribuera-t-il à l’amélioration de la qualité des systèmes d’informations et par conséquent à la compétitivité des entreprises ? Et quelle  démarche d’audit des SI ?



Chapitre 1 : Evolution des systèmes d’informations

La pérennité de l’entreprise dans les milieux concurrentiels nationaux et internationaux exige de cette dernière d’être capable de disposer le plus vite possible, au bon moment et avec un coût raisonnable d’une information de qualité susceptible d’aider les membres de l’organisation dans l’exercice de leurs activités. . En effet, les entreprises capables de prévoir l’évolution des marchés, de tenir comptes de besoins potentiels, d’identifier toutes les innovations technologiques, d’anticiper les modifications de comportement des acteurs économique (interne et externe à l’entreprise), politiques et sociaux maintiendront la faculté d’être compétitives.

1.     Définition et finalité de systèmes d’informations

Définition
Le terme système d’information possède plusieurs définitions on peut présenter l’une d’elles.« Le système d'information (SI) est l'ensemble des informations circulant dans l'entreprise et des moyens mis en œuvre pour les gérer ».
Un système d'Information (noté SI) représente l'ensemble des éléments participant à la gestion, au traitement, au transport et à la diffusion de l'information au sein de l'organisation. C’est Un ensemble organisé de ressources (personnel, données, procédures, matériel, logiciel, …) permettant d'acquérir, de stocker, de structurer et de communiquer des informations sous forme de textes, images, sons, ou de données codées dans des organisations. Le SI est le centre nerveux des entreprises. Tous les acteurs de l’entreprise véhiculent des informations. L’objectif principal d’un système d’information (SI) consiste à restituer l’information à la personne concernée sous une forme appropriée et au moment opportun.
Il est généralement spontané dans les entreprises de taille réduite, mais il fait l'objet d'une attention toute particulière dans les grandes entreprises. En effet, son rôle a grandi du fait d'un environnement changeant, de l'émergence de très grandes entreprises internationales et du développement des applications et de la capacité des traitements informatiques.
Finalité du système d’information
Le SI a une double finalité :
  • une finalité fonctionnelle :
Le SI est un outil de communication et de coordination entre les différents services et domaines de gestion de l'organisation. Il doit produire et diffuser des informations nécessaires aux opérations d'une part et aux choix stratégiques et tactiques d'autre part. Le SI a donc un rôle opérationnel et stratégique.
Il est opérationnel quand il se concentre sur des tâches et des procédures de gestion courante et automatisables (comptabilité, gestion, paie, commerciale,…).
Par contre, il est stratégique quand il intervient pour les prises de décisions.
·         Une finalité sociale :
Il faut noter que le SI a une autre finalité qui concerne la vie dans l'entreprise, il doit permettre l'intégration des salariés dans l'entreprise, ceci quelque soit leur niveau dans la hiérarchie. Il doit favoriser la connaissance de l'entreprise et la compréhension des choix stratégiques par l'ensemble du personnel. De plus, il permet de développer un "esprit d'entreprise" chez les salariés en facilitant, par la diffusion de l'information, une vie sociale et une culture d'entreprise


2.  Fonctions du système d’information
·         La collecte  de l’information
Pour fonctionner, le système doit être alimenté. Les informations proviennent de différentes sources, internes ou externes.
Les sources externes proviennent de l’environnement du système. Il s’agit généralement de flux en provenance des partenaires des systèmes (clients, fournisseurs, administrations…). De plus en plus, l’entreprise doit être à l’écoute de son environnement pour anticiper les changements et adapter son fonctionnement. Le développement des moyens de communication (internet en particulier) permet de trouver plus facilement de l’information mais son exploitation reste délicate (qualité et fiabilité des informations).
En interne, le système d’information doit être alimenté par les flux générés par les différents acteurs du système. Ces flux résultent de l’activité du système : approvisionnements, production, gestion des salariés, comptabilité, ventes…
Les informations jugées pertinentes pour l’organisation doivent être saisies. Cette opération est généralement onéreuse car elle nécessite souvent une intervention humaine. Beaucoup d’efforts ont été déployés pour tenter d’automatiser le recueil d’informations (système en temps réel, lecture optique, numérisation, robots d’analyse de contenus…).
L’information est précieuse, vitale même pour les entreprises mais elle a aussi un coût.

·         Mémorisation de l’information
Une fois l’information saisie, il faut en assurer la pérennité, c’est à dire garantir un stockage durable et fiable. Aujourd’hui, le support privilégié de l’information est constitué par les moyens mis à disposition par les disques des ordinateurs (magnétiques ou optiques : disques durs, Cédéroms, DVD, bandes et cassettes…) ; cependant, le papier reste un support très utilisé en entreprise (conservation des archives papiers).
Les informations stockées dans les ordinateurs le sont sous forme de fichier organisés afin d’être plus facilement exploitables sous la forme d’une base de données. Le système de gestion de bases de données (SGBD) est donc une composante fondamentale d’un système d’information. Pour être exploitées dans une base de données, les informations doivent subir une transformation car l’ordinateur ne sait stocker que des données. A l’inverse, on doit être capable de reconstituer de l’information à partir des données stockées dans la base.
Le stockage de l’information nécessite de mettre en œuvre des moyens importants et coûteux : ordinateurs, logiciels spécialisés, supports numériques, personnels, dispositifs de sécurité…

·         Traitement de l’information
Pour être exploitable, l’information subit des traitements. Là encore, les traitements peuvent être manuels (c’est de moins en moins souvent le cas) ou automatiques (réalisés par des ordinateurs). Les principaux types de traitement consistent à rechercher et à extraire de l’information, consolider, comparer des informations entre elles, modifier, supprimer des informations ou en produire de nouvelles par application de calculs.

·         Diffusion de l’information
Pour être exploitée, l’information doit parvenir dans les meilleurs délais à son destinataire. Les moyens de diffusion de l’information sont multiples : support papier, forme orale et de plus en plus souvent, utilisation de supports numériques qui garantissent une vitesse de transmission optimale et la possibilité de toucher un maximum d’interlocuteurs. Ceci est d'autant plus vrai à l'heure d'Internet et de l'interconnexion des systèmes d'information. Elle doit répondre à 4 critères :
 - Quelle est son origine et sa destination ?
 - Quelle est sa forme ? (orale, écrite,…)
 - Dans quel délai l’information devra-t-elle parvenir à son destinataire ?
 - La diffusion sera-t-elle large ou restreinte ?
Le système d’information a pour objectif de restituer au différent membre de l’entreprise les informations sous une forme directement utilisable afin de faciliter la prise de décision.


Chapitre 2 : audit des systèmes d’informations
Depuis les années 70, l’intégration de l’informatique dans les processus de l’entreprise est devenue un levier de génération de croissance et un support pour la mise en œuvre de la stratégie. Cette intégration a généré au sein de toute organisation, les risques informatiques qui sont relatifs aux choix des structures d’organisation, aux modes de fonctionnement et aux méthodes de surveillance des activités du système d’information.
L’intégration de l’audit informatique au sein de organisation permet d’initier un processus ponctuel visant à fournir une assurance raisonnable que les objectifs de contrôle adéquats sont atteints, identifier les faiblesses importantes des contrôles existants et en évaluer les risques ainsi que de conseiller les responsables sur les actions correctives. L’audit informatique est un jalon de l’amélioration de la maturité du système d’information de toute organisation en vue d’établir un équilibre entre les risques et les bénéfices de l’informatique et d’assurer une amélioration quantifiable, efficace et efficiente des processus qui s’y rapporte.
Ainsi L'audit des systèmes d'information ou audit informatique (en anglais Information Technology Audit ou IT Audit) est une activité essentielle dans la maîtrise des opérations de l'entreprise Il s'agit là d'évaluer le niveau de contrôle des risques associés aux activités informatiques.
L'objectif apparent : améliorer la maîtrise des systèmes d'information d'une entité.
L'objectif réel : assurer le niveau de service adéquat aux activités d'une organisation.
À cette fin, l’audit va se baser sur le cadre réglementaire du secteur d’activité du pays concerné, sur les référentiels de bonnes pratiques existants (exemple le référentiel CobiT), sur les benchmarks à disposition et sur l’expérience professionnelle des auditeurs impliqués


1.     Différents types d'audit informatique
 La démarche d'audit informatique est générale et s'applique à différents domaines comme la fonction informatique, les études informatiques, les projets informatiques, l'exploitation, la planification de l'informatique, les réseaux et les télécommunications, la sécurité informatique, les achats informatiques, l'informatique locale ou l'informatique décentralisée, la qualité de service, l'externalisation, les applications opérationnelles…
Voila  une présentation succincte des audits informatiques les plus fréquents.
·         Audit de la fonction informatique
Le but de l'audit de la fonction informatique est de répondre aux préoccupations de la direction générale ou de la direction informatique concernant l'organisation de la fonction informatique, son pilotage, son positionnement dans la structure, ses relations avec les utilisateurs, ses méthodes de travail…
Pour effectuer un audit de la fonction informatique on se base sur les bonnes pratiques connues en matière d'organisation de la fonction informatique. Elles sont nombreuses et bien connues, parmi celles-ci on peut citer :
·         la clarté des structures et des responsabilités de l'équipe informatique,
·         la définition des relations entre la direction générale, les directions fonctionnelles et opérationnelles et la fonction informatique,
·         l'existence de dispositifs de mesures de l'activité et notamment d'un tableau de bord de la fonction informatique,
·         le niveau des compétences et des qualifications du personnel de la fonction.
Il existe de nombreuses autres bonnes pratiques concernant la fonction informatique. L'audit de la fonction se base sur ces pratiques dans le but d'identifier un certain nombre d'objectifs de contrôle comme :
·         le rôle des directions fonctionnelles et opérationnelles dans le pilotage informatique et notamment l'existence d'un comité de pilotage de l'informatique,
·         la mise en œuvre de politiques, de normes et de procédures spécifiques à la fonction,
·         la définition des responsabilités respectives de la fonction informatique et des unités utilisatrices concernant les traitements, la maintenance, la sécurité, les investissements, les développements,….
·         l'existence de mécanismes permettant de connaître et de suivre les coûts informatiques, soit à l'aide d'une comptabilité analytique, soit, à défaut, grâce à un mécanisme de refacturation,
·         le respect des dispositifs de contrôle interne comme une évaluation périodique des risques, la mesure de l'impact de l'informatique sur les performances de l'entreprise…

·         L'audit des études informatiques
L'audit des études informatiques est un sous-ensemble de l'audit de la fonction informatique. Le but de cet audit est de s'assurer que son organisation et sa structure sont efficaces, que son pilotage est adapté, que ses différentes activités sont maîtrisées, que ses relations avec les utilisateurs se déroulent normalement,…
Pour effectuer un audit des études informatiques on se base sur la connaissance des bonnes pratiques recensées dans ce domaine. Elles sont nombreuses et connues par tous les professionnels. Parmi celles-ci on peut citer :
·         l'organisation de la fonction études en équipes, le choix des personnes et leur formation, leurs responsabilités … ;
·         la mise en place d'outils et de méthodes adaptés notamment une claire identification des tâches, des plannings, des budgets, des dispositifs de suivi des études, un tableau de bord… ;
·         le contrôle des différentes activités qui ne peuvent pas être planifiées comme les petits projets, les projets urgents… ;
·         la mise sous contrôle de la maintenance des applications opérationnelles ;
·         le suivi des activités d'études à partir de feuilles de temps.
Il existe de nombreuses autres bonnes pratiques concernant les études informatiques. Pour l'auditer on va se baser sur ces bonnes pratiques afin de dégager un certain nombre d'objectifs de contrôle comme :
·         l'évaluation de l'organisation de la fonction d'études informatiques et notamment la manière dont sont planifiées les différentes activités d'études ;
·         le respect de normes en matière de documentation des applications et notamment la définition des documents à fournir avec les différents livrables prévues ;
·         le contrôle de la sous-traitance notamment la qualité des contrats, le respect des coûts et des délais, la qualité des livrables… ;
·         l'évaluation de la qualité des livrables fournis par les différentes activités d'études qui doivent être testables et vérifiables ;
Il existe de nombreux autres objectifs de contrôle concernant les études
informatiques et ils sont choisis en fonctions des préoccupations du demandeur d’audit

·         Audit de l'exploitation
L'audit de l'exploitation a pour but de s'assurer que le ou les différents centres de production informatiques fonctionnent de manière efficace et qu'ils sont correctement gérés. Il est pour cela nécessaire de mettre en œuvre des outils de suivi de la production .
Pour effectuer un audit de l'exploitation on se base sur la connaissance des bonnes pratiques concernant ce domaine comme :
·         la clarté de l'organisation de la fonction notamment le découpage en équipes, la définition des responsabilités,…
·         l'existence d'un système d'information dédié à l'exploitation notamment pour suivre la gestion des incidents, la gestion des ressources, la planification des travaux, les procédures d'exploitation,…
·         la mesure de l'efficacité et de la qualité des services fournies par l'exploitation informatique.
Il existe de nombreuses autres bonnes pratiques concernant l'exploitation informatique. Pour effectuer cet audit on va se baser sur ces bonnes pratiques afin de dégager un certain nombre d'objectifs de contrôle comme :
·         la qualité de la planification de la production,
·         la gestion des ressources grâce à des outils de mesure de la charge, des simulations, le suivi des performances,…
·         l'existence de procédures permettant de faire fonctionner l'exploitation en mode dégradé de façon à faire face à une indisponibilité totale ou partielle du site central ou du réseau,
·         la gestion des incidents de façon à les repérer et le cas échéant d'empêcher qu'ils se renouvellent,
·         les procédures de sécurité et de continuité de service qui doivent se traduire par un plan de secours,
·         la maîtrise des coûts de production grâce à une comptabilité analytique permettant de calculer les coûts complets des produits ou des services fournis.
·         L'audit des projets informatiques
L'audit des projets informatiques est un audit dont le but est de s'assurer qu'il se déroule normalement et que l'enchaînement des opérations se fait de manière logique et efficace de façon qu'on ait de fortes chances d'arriver à la fin de la phase de développement à une application qui sera performante et opérationnelle. Comme on le voit un audit d'un projet informatique ne se confond pas avec un audit des études informatiques.
Pour effectuer un audit d'un projet informatique on se base sur la connaissance des bonnes pratiques connues en ce domaine. Elles sont nombreuses et connues par tous les chefs de projets et de manière plus générale par tous professionnels concernés. Parmi celles-ci on peut citer :
·         l'existence d'une méthodologie de conduite des projets,
·         la conduite des projets par étapes quel que soit le modèle de gestion de projets : cascade, V, W ou en spirale (processus itératif),
·         le respect des étapes et des phases du projet,
·         le pilotage du développement et notamment les rôles respectifs du chef de projet et du comité de pilotage,
·         la conformité du projet aux objectifs généraux de l'entreprise,
·         la mise en place d'une note de cadrage, d'un plan de management de projet ou d'un plan de management de la qualité,
·         la qualité et la complétude des études amont : étude de faisabilité et analyse fonctionnelle,
·         l'importance accordée aux tests, notamment aux tests faits par les utilisateurs.
Il existe de nombreuses autres bonnes pratiques concernant la gestion de projet. Pour effectuer un audit d'un projet informatique on va se baser sur un certain nombre d'objectifs de contrôle comme :
·         la clarté et l'efficacité du processus de développement,
·         l'existence de procédures, de méthodes et de standards donnant des instructions claires aux développeurs et aux utilisateurs,
·         la vérification de l'application effective de la méthodologie,
·         la validation du périmètre fonctionnel doit être faite suffisamment tôt dans le processus de développement,
·         la gestion des risques du projet. Une évaluation des risques doit être faite aux étapes clés du projet.
Il existe de nombreux autres objectifs de contrôle possibles concernant l'audit de projet informatique qui sont choisis en fonction des préoccupations et des attentes du demandeur d'audit.

·         Audit des applications opérationnelles
Les audits précédents sont des audits informatiques, alors que l'audit d'applications opérationnelles couvre un domaine plus large et s'intéresse au système d'information de l'entreprise. Ce sont des audits du système d'information. Ce peut être l'audit de l'application comptable, de la paie, de la facturation,…. Mais, de plus en plus souvent, on s'intéresse à l'audit d'un processus global de l'entreprise comme les ventes, la production, les achats, la logistique,…
Il est conseillé d'auditer une application de gestion tous les deux ou trois ans de façon à s'assurer qu'elle fonctionne correctement et, le cas échéant pouvoir apporter les améliorations souhaitables à cette application ou à ce processus. L'auditeur va notamment s'assurer du respect et de l'application des règles de contrôle interne. Il va en particulier vérifier que :
·         les contrôles en place sont opérationnels et sont suffisants,
·         les données saisies, stockées ou produites par les traitements sont de bonnes qualités,
·         les traitements sont efficaces et donnent les résultats attendus,
·         l'application est correctement documentée,
·         les procédures mises en œuvre dans le cadre de l'application sont à jour et adaptées,
·         l'exploitation informatique de l'application se fait dans de bonnes conditions,
·         la fonction ou le processus couvert par l'application est efficace et productif,
Le but de l'audit d'une application opérationnelle est de donner au management une assurance raisonnable sur son fonctionnement. Ces contrôles sont, par exemple, réalisés par le Commissaire aux Comptes dans le cadre de sa mission légale d'évaluation des comptes d'une entreprise : est-ce que le logiciel utilisé est sûr, efficace et adapté ?
Pour effectuer l'audit d'une application opérationnelle on va recourir aux objectifs de contrôle les plus courants :
·         le contrôle de la conformité de l'application opérationnelle par rapport à la documentation utilisateur, par rapport au cahier des charges d'origine, par rapport aux besoins actuels des utilisateurs,
·         la vérification des dispositifs de contrôle en place. Il doit exister des contrôles suffisants sur les données entrées, les données stockées, les sorties, les traitements,… L'auditeur doit s'assurer qu'ils sont en place et donnent les résultats attendus,
·         l'évaluation de la fiabilité des traitements se fait grâce à l'analyse des erreurs ou des anomalies qui surviennent dans le cadre des opérations courantes. Pour aller plus loin l'auditeur peut aussi être amené à constituer des jeux d'essais pour s'assurer de la qualité des traitements. Il est aussi possible d'effectuer des analyses sur le contenu des principales bases de données afin de détecter d'éventuelles anomalies,
·         la mesure des performances de l'application pour s'assurer que les temps de réponse sont satisfaisants même en période de forte charge. L'auditeur va aussi s'intéresser au nombre d'opérations effectuées par le personnel dans des conditions normales d'utilisation.
Très souvent on demande à l'auditeur d'évaluer la régularité, la conformité, la productivité, la pérennité de l'application opérationnelle. Ce sont des questions délicates posées par le management à l'auditeur.
·         Audit de la sécurité informatique
L'audit de la sécurité informatique a pour but de donner au management une assurance raisonnable du niveau de risque de l'entreprise lié à des défauts de sécurité informatique. En effet, l'observation montre que l'informatique représente souvent un niveau élevé pour risque élevé de l'entreprise. On constate actuellement une augmentation de ces risques liée au développement d'Internet. Ils sont liés à la conjonction de quatre notions fondamentales :
1.     en permanence il existe des menaces significative concernant la sécurité informatique de l'entreprise et notamment ses biens immatériels,
2.     le facteur de risque est une cause de vulnérabilité due à une faiblesse de l'organisation, des méthodes, des techniques ou du système de contrôle,
3.     la manifestation du risque. Tôt ou tard le risque se manifeste. Il peut être physique (incendie, inondation) mais la plupart du temps il est invisible et se traduit notamment par la destruction des données, détournement de trafic,..
4.     la maîtrise du risque. Il s'agit de mettre en place des mesures permettant de diminuer le niveau des risques notamment en renforçant les contrôle d'accès, l'authentification des utilisateurs,…
Pour effectuer un audit de sécurité informatique il est nécessaire de se baser sur quelques objectifs de contrôle. Les plus courants sont :
·         repérer les actifs informationnels de l'entreprise. Ce sont des matériels informatiques, des logiciels et des bases de données. Il est pour cela nécessaire d'avoir des procédures de gestion efficaces et adaptées,
·         identifier les risques. Il doit exister des dispositifs de gestion adaptés permettant de surveiller les domaines à risque. Cette surveillance doit être assurée par un responsable de la sécurité informatique,
·         évaluer les menaces. Le responsable de la sécurité informatique, le responsable de la sécurité informatique a la responsabilité de repérer les principaux risques liés aux différents domaines du système d'information. Un document doit recenser les principales menaces,
·         mesurer les impacts. Le responsable de la sécurité informatique, doit établir une cartographie des risques associés au système d'information. Il est alors envisageable de construire des scénarios d'agression et d'évaluer les points de vulnérabilité,
·         définir les parades. Pour diminuer le niveau des risques il est nécessaire de prévoir les dispositifs comme des contrôles d'accès, le cryptage des données, le plan de secours,…
Il existe de nombreux autres objectifs de contrôle concernant l'audit de la sécurité informatique qui sont choisis en fonction des préoccupations et des attentes du demandeur d'audit.

2.     Les référentiels de l’audit des SI

Le succès d’une   mission d’audite dépend du respect d’un certain nombre de points. Parmi ces points, il en existe un en particulier qui me semble essentiel, à savoir le référentiel d’audit.

En effet, dans le cadre d’une  mission d’audite il est notamment nécessaire d’examiner et de contrôler la mise en œuvre de procédures qu’elles soient internes ou externes, ou le respect de normes.
Dans la pratique, l’expérience montre que les procédures sont souvent incomplètes et parfois mêmes inexistantes.
L’auditeur est aussi parfois amené à détecter l’origine d’un problème connu et à fournir des recommandations.
Dans tous les cas, l’auditeur doit être en mesure d’indiquer les procédures qui devraient exister et être appliquées afin de permettre d’améliorer la situation existante. Le premier réflexe naturel de l’auditeur est de se baser sur son expérience et le bon sens afin de déterminer ce qui devrait exister.
Bien entendu, le réflexe de l’audité sera de démontrer qu’il travaille bien et que les propositions avancées par l’auditeur ne sont pas fondées et sont donc inutiles ou ne sont pas les bonnes.
L’informatique est un monde d’ingénierie dont les différents aspects sont régis par des règles bien spécifiques. Il est toujours possible de ne pas respecter certain des règles. Par exemple : il est possible de mener a bien un projet informatique sans tenir de planning. Il est aussi possible de développer une application informatique qui fonctionne sans respecter aucune norme de codage. Avec un peu de chance, il se peut que les travaux se déroulent correctement.
Moins on se repose sur des règles et procédures plus les risques de problèmes et d’échecs sont importants.
Evidemment, plus on souhaite que les travaux se déroulent correctement, plus il est nécessaire de se conformer aux règles de l’art.  
Si l’expérience et le bon sens sont bien évidemment des éléments importants dans les missions d’audit, ils sont loin d’être suffisants et c’est ici qu’intervient la notion de référentiel d’audit.
Un référentiel d’audit correspond à un recueil de règles, procédures et/ou bonnes pratiques reconnues au plan international et sur lequel l’auditeur pourra s’appuyer pour formuler ses recommandations. Dans le domaine de l’informatique, il en existe notamment deux qui sont particulièrement répandus, à savoir COBIT et ITIL.
Concernant les normes et standards en matière de systèmes d'information, plusieurs référentiels existent. Ils s'appliquent à des domaines distincts et sur des périmètres divers : développement logiciel, services de production informatique, gestion globale du système d'information, sécurité...
Pour certains domaines informatiques bien spécifiques, il est également possible de s’appuyer sur des référentiels plus ciblés tels que par exemple l’ISO 17799 pour la sécurité de l’information.
Ces éléments permettent ainsi à l’auditeur de renforcer considérablement la pertinence de ses recommandations.
Par exemple :
·         iso 9001 (créée en 1987). Norme de type système (structurée selon le cycle Plan-Do-Check-Act). Définit des règles standards à respecter pour tout organisme souhaitant fournir ses produits et ses services de qualité.
·         iso 20000-1. Norme de type système. Définit des règles standards à respecter pour tout organisme fournissant des services et souhaitant atteindre un excellent niveau de maîtrise de ses activités en vue de satisfaire ses clients.
·         iso 27001. Norme de type système. Définit des règles standards en matière de sécurité (confidentialité, intégrité, disponibilité) des systèmes d'information à respecter pour tout organisme souhaitant en garantir la maîtrise dans la réalisation de ses activités en réponse à ses propres exigences internes ou à celles de ses clients.
·         ISO, 27002 .ISO / IEC 27002 est plus un code de pratique, qu’une véritable norme ou qu’une spécification formelle telle que l’ISO/IEC 27001. Elle présente une série de contrôles (39objectifs de contrôle) qui suggèrent de tenir compte des risques de sécurité des informations relatives à la confidentialité, l'intégrité et les aspects de disponibilité. Les entreprises qui adoptent l'ISO/CEI 27002 doivent évaluer leurs propres risques de sécurité de l'information et appliquer les contrôles appropriés, en utilisant la norme pour orienter l’entreprise.
·         Cobit, Control Objectives for information and Related technologies (développé en 1996) fournit aux gestionnaires, auditeurs et utilisateurs de TI (Technologies del’Information), des indicateurs, des processus et des meilleures pratiques pour les aider à maximiser les avantages issus du recours à des technologies de l'information et à l'élaboration de la gouvernance et du contrôle d'une entreprise. Le modèle CobiT se focalise sur ce que l’entreprise a besoin de faire et non sur la façon dont elle doit le faire.
·         CMMi, Capability Maturity Model Integrated, le référentiel de conduite de projet. est un référentiel d’évaluation pour le développement de systèmes, de produits matériels et/ ou logiciels. Ce référentiel a été développé en 1987 C’est un référentiel de bonnes pratiques orienté vers le développement logiciel et la gestion de projet afférente.
·         ITIL, IT Infrastructure Library le référentiel de gestion des services informatiques (inventé en 1989 en Grande Bretagne par le Central Computer & Telecom Agency (CCTA). 20 ans d'existence et d'expérience), référentiel de bonnes pratiques de la Gestion des Services Informatiques, L'adoption des bonnes pratiques de l'ITIL par une entreprise lui permet d'assurer à ses clients (internes comme externes) un service répondant à des normes de qualité préétablies au niveau international. C'est donc un label de qualité proche des normes de l'ISO par exemple.


2.     Démarche d’audit  d’informatique
Une mission d'audit informatique se prépare. Il convient de déterminer un domaine d'études pour délimiter le champ d'investigation. En ce sens il est conseillé d'effectuer un pré-diagnostic afin de préciser les questions dont l'audit va traiter. Cela se traduit par l'établissement d'une lettre de mission détaillant les principaux points à auditer.
Pour mener à bien l'audit informatique il est recommandé de suivre six étapes suivantes :
·         Définition de la mission : Établissement de la lettre de mission
·         La planification de la mission
·         La collecte des faits, la réalisation de tests,...
·         Entretiens avec les audités
·         Rédaction du rapport final,
·         Présentation et discussion de ce rapport.

·         Définition de la mission : Établissement de la lettre de mission,
L’établissement de la lettre de mission (C’est un mandat au sens du Code Civil). Ce document est rédigé et signé par le demandeur d'audit et permet de mandater l'auditeur. Il sert à identifier la liste des questions que se pose le demandeur d'audit. Très souvent l'auditeur participe à sa rédaction

·         Planification de la mission : le choix de la démarche,
 La planification de la mission permet de définir la démarche détaillée qui sera suivie. Elle va se traduire par un plan d'audit ou une proposition commerciale
Ø  Il faut détailler le programme de travail
Ø  Prévoir suffisamment à l’avance la collecte des faits et les tests à organiser (délais souvent longs)
Ø  Savoir limiter le nombre des entretiens (c’est un très gros consommateur de temps et de délais).
 Ce document est rédigé par l'auditeur et il est soumis à la validation du demandeur d'audit. Une fois le consensus obtenu il est possible de passer à la troisième étape,

·         La collecte des faits, la réalisation des tests,
 Il faut se baser sur des faits, On s’organise pour trouver les faits dont on a besoin : Les tests, les jeux d’essais,…Les mesures de performances (temps de réponses...) Les incidents d’exploitation, les anomalies, les erreurs, les bugs.
la collecte des faits, la réalisation de tests, … Dans la plupart des audits c'est une partie importante du travail effectué par les auditeurs. Il est important d'arriver à dégager un certain nombre de faits indiscutables,

·         Entretiens avec les audités les auditeurs se méfient des faits et ils ont tendance à préférer les opinions .les entretiens avec les audités permettent de compléter les faits collectés grâce à la prise en compte des informations détenues par les opérationnels. Cette étape peut être délicate et compliqué. Souvent, les informations collectés auprès des opérationnels ressemblent plus à des opinions qu'à un apport sur les faits recherchés,

·         Le rapport d’audit : la conception, la rédaction, la présentation
Le rapport d’audit est un document de référence. la rédaction du rapport d'audit est un long travail qui permet de mettre en avant des constatations faites par l'auditeur et les recommandations qu'il propose,
Cette rédaction doit Commencer à partir de la moitié de la mission. Sur une mission de deux mois dès la fin du 1er mois ; Le corps du rapport doit, dans la mesure du possible, être traité dans l’ordre des questions d’audit se trouvant dans la lettre de mission. Les recommandations doivent être classées en mesures à court terme, à moyen terme et à long terme ?

·         Présentation et discussion de ce rapport
La présentation et la discussion du rapport d'audit au demandeur d'audit, au management de l'entreprise ou au management de la fonction informatique
Il peut arriver qu'à la suite de la mission d'audit il soit demandé à l'auditeur d'établir le plan d'action et éventuellement de mettre en place un suivi des recommandations.
 Bâtir un plan d’action
La liste des recommandations ne fait pas un plan d’action
• Un certain nombre d’opérations complémentaires sont nécessaires :
Sélectionner les mesures et les hiérarchiser. Approfondir et compléter les actions. Effectuer des analyses complémentaires. Fixer les responsabilités
• Le plan d’action doit être validé par le management (Comité de direction ; comité de pilotage ; commission informatique …)
Souvent des moyens spécifiques doivent lui être affectés
Le suivi des recommandations et du plan d’action
Il est nécessaire de mettre en place un dispositif de suivi des recommandations et du plan d’action L’expérience montre que si on ne met pas en place un suivi des recommandations, elles ne sont pas appliquées, ou du moins on applique que celles qui ne posent pas de problèmes et les autres sont laissées à leur triste sort. Il est donc nécessaire de mettre en place un suivi des mesures choisies.et faire un point périodique sur le degré de mise en place des recommandations (tous les 3 ou tous les 6 mois)
 L’efficacité des audits informatiques se joue en partie sur la mise en place d’un suivi .Le non-respect de cette démarche peut entrainer une mauvaise réalisation et mise en place d'outils qui ne sont pas conformes aux réels besoins de l'entreprise.
Cette démarche est essentielle pour l'auditeur car il lui apporte des éléments fondamentaux pour le déroulement de sa mission mais celle-ci est encore plus bénéfique pour l'organisation. En effet, les acteurs audités ne sont pas passifs. Ils sont amenés à porter une réflexion sur leurs méthodes de travail et à s'intéresser au travail des autres acteurs de l'entité. Cela conduit à une cohésion d'équipe et à un  apprentissage organisationnel. Il s'agit d'un facteur positif car en cas de changement les acteurs seront moins réticents.


Conclusion :
Durant ces dernières années, l'informatique s'est imposée d'une manière très impressionnante dans les entreprises, cela est du à son apport extraordinaire dans le domaine de gestion des bases de données .
Généralement, les risques liés au fonctionnement courant du système d’information sont cernés par le commissaire aux comptes et intégrés dans son approche de la mission. Mais tout système comprend des exceptions qui dérogent aux règles de contrôle interne. Le système d’information n’échappe pas à cet état de fait. Ces exceptions sont nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise, elle lui confère une meilleure réactivité. Il est crucial pour le commissaire aux comptes de déceler ces exceptions et d’évaluer leur nuisance potentielle, car mal maîtrisées en interne, elles peuvent s’avérer très préjudiciables à la pérennité de l’entreprise.







Bibliographie
- Yann Derrien ; DUNOD Les techniques de l’audit informatique.
- Franck Franchin ; Sécurité des systèmes d'information.
- M.Thorin L’audit informatique : Méthodes, règles, normes.,
Edition Masson, Paris 1991
- Mohamed Jaouad El Qasmi; Ounsa ROUDIES :Une démarche d’audit informatique.
- www.octo.com/Audit-de-SI.28



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