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12/01/2019

Le recrutement Dans l’administration publique marocaine


Le recrutement
Dans l’administration publique marocaine

SOUMAIRE




Introduction


Conclusion



Introduction


Le recrutement dans l'administration marocaine constitue un acte de gestion déterminant dans la mesure où il engage cette administration vis-à-vis de l'agent recruté durant toute sa vie active ou professionnelle. Cet acte nécessite un intérêt tout particulier du fait que sa réussite ou son échec peuvent avoir des retombées importantes sur des périodes assez longues.
Le recrutement est une responsabilité importante puisque la qualité des ressources humaines au service d'une administration dépend en partie de la qualité de son recrutement[1]. Autrement dit, les échecs de recrutement ont un coût social, économique et humain important, et de lourdes conséquences à court moyen et long terme[2].
Comme définition, le recrutement est conçu comme l'ensemble des actions mises en œuvre pour trouver un candidat correspondant aux besoins et compétences requises à un poste de travail donné, dans une organisation donnée. Un recrutement comporte quatre étapes :
·      La perception d´un besoin susceptible d´ouvrir à candidature externe
·      La prospection (par annonces, réseaux ou appel à organismes spécialisés)
·      La sélection (par CV, lettres de motivation, essais professionnels, tests et entretiens)
·      La décision d´embauche, l´accueil et l´intégration.
De ce fait, le processus de recrutement a, en principe, pour objectif d'identifier des personnes compétentes. Le processus débute par la recherche de candidats et prend fin lorsque ces personnes posent leur candidature. On dispose alors d'une liste de recrues parmi lesquelles les nouveaux employés seront choisis et sélectionnés.
L'un des défis constants que doit relever le service des ressources humaines, c'est de trouver le personnel dont l'administration a besoin. Lorsque l'administration dispose de plans de main-d'œuvre, les besoins de personnel pour certains postes sont connus à l'avance. Par contre, le service des ressources humaines doit aussi répondre à des demandes pressantes de remplacement de personnel. Dans les deux cas, trouver des candidats qualifiés constitue la principale activité.
L'évolution des recrutements dans la fonction publique d’État est, depuis plusieurs années, autant quantitative que qualitative. D’un côté, les recrutements y ont fortement diminué, de près de 50 %, et, de l’autre, la sélectivité y a été accrue de manière significative tant pour les concours externes que les concours internes. Un mouvement de réforme a été lancé modifiant, tout à la fois, l’organisation des concours vers davantage de mutualisation, et les méthodes de recrutement vers davantage de professionnalisation et de démocratisation[3].
Nous opposerons tout d’abord les deux modes types de recrutement dans la fonction publique dans le monde : le spoil system et le merit system.
Le système du mérite repose sur l’égal accès aux emplois publics et la sélection objective des agents (souvent par le biais de concours). Le fonctionnaire est supposé loyal et impartial vis-à-vis du pouvoir politique[4]. S’il est généralement reconnu légalement, ce système est souvent détourné dans les faits. Il est rare par ailleurs qu’il s’étende à l’ensemble des emplois, le pouvoir politique se réservant la possibilité d’exercer son libre choix pour un nombre plus ou moins étendu de postes (généralement de la fonction publique dirigeante).
Le système des dépouilles repose sur la vieille idée de sinécure et de patronage : les postes dans les services publics sont distribués selon la faveur du prince. Il a conduit par exemple au spoil system pratiqué dans l’administration fédérale américaine au dix-neuvième siècle. Dans un tel système, la rotation des agents est fonction des majorités politiques au pouvoir. Une partie des emplois est réservée aux fidèles du ou des partis vainqueurs dans la lutte pour le pouvoir et l’exercice du gouvernement.
Toutefois, étant donné que le système de mérite reste le plus utilisé dans la plupart des pays dont le Maroc, les méthodes de recrutement sont diverses et elles sont choisies en fonction des exigences de la situation. On ne peut pas dire qu'il existe une seule et vraie méthode de recrutement. Un ensemble de facteurs influencent et déterminent les méthodes utilisées (I).
De même, ces méthodes sont souvent critiquées par la doctrine de fait de leur incompatibilité avec les fonctions concernées et la pratique soulèvent souvent plusieurs problèmes (II).
Nous ne traiterons, au titre de cette partie, que du recrutement externe. Le recrutement interne par concours ou examen d'aptitude professionnelle, concernant les agents déjà en activité, se produit sous forme de promotion interne. Le recrutement externe dans l'administration marocaine obéi aux règles de l’égalité des chances[5] et peut s'opérer selon les principaux modes suivants :
Le recrutement direct sur titre permet l'accès direct dans la fonction publique dès lors que le candidat remplit un minimum de conditions : diplôme principalement. Il concerne les agents de la filière technique pouvant être recrutés à partir de l'échelle 8, les agents de la filière administrative pouvant être recrutés à partir de l'échelle 10 ainsi que les lauréats des Instituts, Ecoles et Centre de Formation de certains départements : l'Intérieur (Rédacteurs), Affaires Administratives (Secrétaires et Agents d'Exécution), Education Nationale, etc.
De plus en plus, le recrutement sur titre se fait sur la base d'examen de dossier, de test ou d'entretiens. Mais le non recours à ces techniques continue à prévaloir dans de nombreuses situations.
En revanche le recrutement sur concours s'impose pour les catégories d'agents ne pouvant être recrutés sur titre[6]. Il concerne donc principalement les agents des cadres communs ou particuliers classés dans les échelles 1 à 5 ainsi que les licenciés pouvant prétendre au grade d'administrateurs adjoints ou de contrôleurs. En fait, les deux domaines de recrutement (fonction publique, secteur privé) diffèrent fondamentalement puisque la fonction publique recrute traditionnellement par concours, gage d’égalité entre les candidats, ou encore symbole du contrat social pour certains auteurs[7], alors que le secteur privé bénéficie d’une plus grande liberté dans ses recrutements, et notamment dans les méthodes qu’il met en œuvre pour sélectionner les personnes qu’il souhaite attirer[8].
Ce mode de recrutement déroge aux dispositions réglementaires régissant l'accès à la fonction publique. Avant, il y était fait recours, à titre exceptionnel, pour répondre à des besoins en profil très particulier sou pour des Ministères ne disposant pas de statuts particuliers. Depuis 1980, le recrutement par contrat des nationaux a été suspendu conformément aux prescriptions des circulaires N° 13 FP du 26/06/1980 et 11 FP du 21/02/1983. Puis, il a toutefois été exceptionnellement maintenu pour certaines catégories d'agents ne remplissant pas les conditions réglementaires tels que les originaires des provinces du Sud ayant dépassé 60 ans, les aveugles, les chargés d'étude.
Il n’en demeure pas moins que depuis un décret n°2-15-770 de 9 août 2016 fixant les conditions et les modalités de recrutement par contrat au sein des administrations publiques[9], l’administration peut recourir au dit contrat dans le recrutement. Celui-ci vise à fixer les conditions et les modalités de recrutement par contrat au sein des administrations publiques, si la nécessité de service l'oblige, sans impliquer la titularisation des agents contractuels dans les cadres de l'administration.
Ce texte prévoit deux types de contrats. Le premier concerne les experts, et ne peut se faire qu'en cas d'absence de personnes dotées de l'expertise nécessaire au sein des administrations publiques. Le recrutement se fait à travers un appel à candidature au profit des personnes qui disposent de la compétence, de l’expérience et de l'expertise professionnelles souhaitées. Le contrat est de deux ans, renouvelable une seule fois.
Le deuxième type de contrat concerne les agents effectuant des tâches provisoires pour une durée déterminée. Ces derniers sont admis sur concours selon les conditions fixées par un arrêté conjoint du ministère de l’Économie et des finances et du ministère de la Fonction publique
Dans un autre ordre d’idées, il faut souligner que la logique de la privatisation impose à l’administration le recours aux « recrutements contractuels », où le statut général n’a plus guère d’intérêt sauf pour rappeler une déontologie de base, où les corps disparaissent progressivement[10].
Le recrutement des agents journaliers (temporaires) permanents constitue également une exception à la règle de recrutement dans les cadres statutaires sur titre ou par voie de concours. Il concerne les agents classés, par assimilation aux titulaires, dans les échelles 1 à 5 ainsi que les agents publics (échelles 2 à 7). Il est subordonné à l'existence d'effectifs budgétaires libres et à la réservation à la famille de la résistance d'un quota des postes engagés.
Toutefois, le recrutement des occasionnels concerne essentiellement les agents classés à l'échelle 1 à 5 et les agents publics, et se fait en fonction des crédits budgétaires alloués, à ce titre, à chaque département ministériel.  Les agents occasionnels et les journaliers permanents, accumulant sept années de service, peuvent prétendre à leur titularisation et intégrer ainsi les effectifs statutaires.


Plusieurs facteurs influencent le processus de recrutement. Il est important que le responsable de recrutement en soit conscient. Ces facteurs ont trait à l'administration, au responsable de recrutement lui-même et à l'environnement externe. Bien que leur importance varie d'une situation à l'autre, la liste suivante inclut les contraintes les plus fréquentes :
·         Politiques de l'administration ;
·         Plans de ressources humaines ;
·         Habitudes du responsable de recrutement ;
·         Conditions de l'environnement ;
·         Exigences du poste ;
·         Coût ;
·         Incitatifs.
Dans un premier lieu, on peut souligner une maîtrise insuffisante des besoins. Les besoins en recrutement ne sont pas définis sur la base d'une analyse précise et anticipation des emplois (et effectifs) et des compétences de chaque administration. Ils sont souvent arrêtés de façon approximative privilégiant le quantitatif au qualificatif et ne tiennent généralement pas compte des possibilités de redéploiement (géographique ou de métier) ainsi que des impératifs d'équilibre de la pyramide des âges.
Dans un deuxième lieu, l'absence d'analyses prévisionnelles des emplois et des compétences ne permet pas d'asseoir une visibilité à moyen terme sur les besoins en recrutement de l'administration dans son ensemble.
Troisièmement, on souligne souvent une faible maîtrise des techniques de recrutement. En dehors de leur non-généralisation, les techniques de recrutement (examen de dossier, tests, entretiens) ne sont pas suffisamment maîtrisées avec toutes les conséquences qui peuvent en découler sur la justesse des choix opérés. Les recruteurs de l'administration manquent de formation dans ce domaine quoique des efforts d'amélioration sont parfois entrepris.
Enfin, très peu de départements assurent à leurs jeunes recrus un programme d'insertion leur permettant de prendre connaissance des missions et organisation de leur ministère, des lois, règlements, et pratiques régissant son intervention, des méthodes de travail, de la culture et des valeurs de l’institution[11], … En effet, cette défaillance est à l'origine des problèmes d'adaptation et d'intégration de ces recrus à leur environnement de travail, pouvant générer des phénomènes de repli sur soi-même ou même de rejet.
Certes, le concours constitue la voie de recrutement assurant le maximum d'égalité de chances aux candidats[12]. Or, les difficultés d'organisation ont poussé de nombreux départements à éviter la procédure du concours ou à la contourner par d'autres modes de recrutement et notamment pour le cas du petit personnel. Ainsi le recours au recrutement des agents occasionnels s'est dévié de façon abusive, notamment sur les crédits d'investissement.
Dans une autre considération, les concours de la fonction publique de l’Etat sont des machines à sélectionner des candidats sans objectif précis en termes d’emplois à pourvoir, plutôt que des actes de recrutement visant à satisfaire à un emploi clairement défini[13]. Par conséquent, le concours rend le mode de recrutement de la fonction publique de l’Etat très éloigné de celui du secteur privé : c’est le candidat, en fonction de son classement au mérite, qui choisit son affectation après concours ou après école, parfois sans lien direct avec sa formation.
Du même, la réflexion sur le contenu des épreuves ne peut s’abstraire des données suivantes :
ü Proposer des épreuves nécessite de s’interroger sur les besoins qualitatifs des services qui recrutent ; or ces besoins sont rarement clairement exprimés, notamment en termes d’aptitudes, de compétences ou de comportement ;
ü Proposer des épreuves nécessite aussi de s’interroger sur les formations acquises par les candidats qui vont se présenter ; or ces formations sont multiples, inégales dans la réalité et pas nécessairement en adéquation avec la réalité administrative[14] ;
ü Enfin, proposer des épreuves globalement sans s’intéresser aux formations initiales d’application qui sont données aux lauréats conduit à risquer de former certains dans des matières dont les épreuves du concours ont permis de vérifier qu’elles étaient déjà acquises.
En définitive, il apparait pourtant aujourd’hui que le concours, dans sa forme la plus répandue (épreuves écrites générales et/ou techniques, épreuves orales dont un entretien avec le jury) ne permet pas avec certitude de répondre de la manière la plus efficace aux besoins des services qui recrutent. De ce fait, de nouveaux outils de recrutement ont été récemment introduits[15], se substituant au mode traditionnel des concours : ainsi en est-il du PACTE ou de la RAEP[16].
La gestion des postes budgétaires étant fortement centralisée (liée à la centralisation des tableaux des effectifs et à une gestion centralisée de ces effectifs), la prise en charge du processus de recrutement dans son ensemble relève de l'administration centrale. Les services d'affectation sont peu associés à la définition des besoins, à la programmation des recrutements à l'évaluation et au choix des candidats alors que la décentralisation et la déconcentration du recrutement sont à l’essence même de la libre administration[17]. En France, plusieurs textes sont adoptés dans cette philosophie de la déconcentration du recrutement et des concours[18].

 


 

Conclusion


En guise de conclusion, et pour ne pas se contenter de faire une an analyse descriptive des problèmes, il serait outil de présenter quelques recommandations tendant l'amélioration du système de recrutement dans l’administration marocaine :
D’abord, il faut professionnaliser les concours de recrutement ; c’est-à-dire sélectionner les candidats non sur la base de leur connaissance théorique qui se trouve d'ailleurs déjà sanctionnée par un diplôme mais sur la base de leur compétence (potentiel) par rapport aux missions présentes et futures. L'administration doit donc définir ses objectifs de recrutement en fonction d'un redéploiement de ses ressources humaines internes et en fonction d'un référentiel de compétences formulées en termes de savoir (connaissances), savoir-faire (expérience), savoir être(comportement) nécessaires à l'exercice des différentes fonctions que le grade sera appelé à remplir.
De plus, le concours doit être le début d'une chaîne qui s'achèvera après un stage d'insertion[19] durant lequel le candidat sera évalué en fonction des rubriques sus - mentionnées.
Ensuite, une meilleure anticipation des besoins de recrutement par la collecte d'information statistique aussi complète que possible sur les caractéristiques essentielles de gestion des ressources humaines une souplesse dans les règlements de concours.
Du même, une décentralisation des recrutements. Les services d'affectation (centraux et extérieurs) doivent être pleinement associés au processus de recrutement dans son intégralité : définition des besoins, examen des candidatures, choix des candidats, prise en charge de la procédure administrative, … Ceci ne peut être réalisé que dans le cadre d'une décentralisation significative de la Gestion des Ressources Humaines avec comme préalables la décentralisation de la gestion des tableaux des effectifs, des actes de contrôle (CED) et de la rémunération.
Enfin, une formation appropriée des recruteurs. La normalisation des procédures et techniques de recrutement, soulignée auparavant, devrait s'accompagner d'une formation appropriée des responsables chargés du recrutement.
VALLEMONT (S), Les concours de recrutement dans les trois fonctions publiques : droit, organisation, procédure, Berger-Levrault, 1997.
MARTORY (B) et CROZEFT (D), Gestion des ressources humaines, Fernand Nathan, Paris 1984.
ST-ONGE (S), AUDET (M) et HAINES (H), Relever les défis de la gestion des ressources humaines, Gaétan Morin Éditeur, Montréal, 1998.
DESFORGES (C) et CHALVRON (J.G), Rapport de la mission préparatoire au réexamen général du contenu des concours d’accès à la fonction publique de l’Etat (France), Janvier 2008.
EYMERI-DOUZANS (J.M), Les concours à l'épreuve, Revue française d'administration publique 2012/2 (n° 142), p-p. 307-325.
DESFORGES (C), L'évolution des recrutements dans la fonction publique d'État : données d'actualité, Revue française d'administration publique2012/2 (n° 142), p-p. 419-429.
JEANNOT (G) et ROUBAN (L), Changer la fonction publique, Revue française d'administration publique2009/4 (n° 132), p-p. 665-672.
DREYFUS (F), La double genèse franco-britannique du recrutement au mérite : les concours et l'open competition, Revue française d'administration publique2012/2 (n° 142), p-p. 327-337.


[1] C'est fort de cela que Martory et Crozeft affirment que « la démarche de recrutement est un élément essentiel de la politique des ressources humaines de l'organisation ; elle peut en effet influencer dans des directions totalement contraires à l'état du potentiel humain d'une unité ». MARTOEY (B) et CROZEFT (D), Gestion des ressources humaines, Fernand Nathan, Paris 1984, p. 36.
[2] ST-ONGE (S), AUDET (M) et HAINES (H), Relever les défis de la gestion des ressources humaines, Gaétan Morin Éditeur, Montréal, 1998, p.44. 
[3] DESFORGES (C), L'évolution des recrutements dans la fonction publique d'État : données d'actualité, Revue française d'administration publique2012/2 (n° 142), p-p. 419-429.
[4] DREYFUS (F), La double genèse franco-britannique du recrutement au mérite : les concours et l'open competition, Revue française d'administration publique2012/2 (n° 142), p-p. 327-337.
[5] Article 6 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen, article 22 de la Constitution marocaine et article du Statut Général de la Fonction Publique.
[6] VALLEMONT (S), Les concours de recrutement dans les trois fonctions publiques : droit, organisation, procédure, Berger-Levrault, 1997, p.29.
[7] EYMERI-DOUZANS (J.M), Les concours à l'épreuve, Revue française d'administration publique 2012/2 (n° 142), p-p. 307-325, p.308.
[8] DESFORGES (C) et CHALVRON (J.G), Rapport de la mission préparatoire au réexamen général du contenu des concours d’accès à la fonction publique de l’Etat (France), Janvier 2008, p.7.
[9] B.O n° 6491 de 15 août 2016 (en arabe), p-p. 6052-6054.
[10] JEANNOT (G) et ROUBAN (L), Changer la fonction publique, Revue française d'administration publique2009/4 (n° 132), p-p. 665-672, p.671.
[11] VALLEMONT (S), Les concours de recrutement dans les trois fonctions publiques : droit, organisation, procédure, Berger-Levrault, 1997, p.91.
[12] VALLEMONT, Ibidem, p.37.
[13] DESFORGES (C) et CHALVRON (J.G), Rapport de la mission préparatoire au réexamen général du contenu des concours d’accès à la fonction publique de l’Etat (France), Janvier 2008, p.9.
[14] EYMERI-DOUZANS (J.M), Les concours à l'épreuve, Revue française d'administration publique 2012/2 (n° 142), p-p. 307-325, p.314.
[15] DESFORGES (C) et CHALVRON (J.G), Ibidem, p.7.
[16] Deux nouveaux modes de recrutement en France : la RAEP (Reconnaissance des Acquis de l’Expérience Professionnelle) est le plus souvent une épreuve orale d’admission d'un concours. Elle peut toutefois dans certains cas remplacer une épreuve écrite d’admissibilité. En fait, chaque administration organisatrice de concours peut décider du choix des épreuves RAEP, orales ou écrites. De sorte qu'il n'existe pas, actuellement, d'uniformisation des pratiques. Le PACTE (Parcours d'accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et d'État). Ouvert aux jeunes gens de 16 à moins de 26 ans, c'est un contrat de droit public d'une durée d'un an minimum à deux ans maximum alternant formation et stage et permettant d'intégrer la fonction publique en qualité de fonctionnaire titulaire à l'issue d'une vérification d'aptitude.
[17] EYMERI-DOUZANS (J.M), Les concours à l'épreuve, Revue française d'administration publique 2012/2 (n° 142), p-p. 307-325, p.323.
[18] VALLEMONT (S), Les concours de recrutement dans les trois fonctions publiques : droit, organisation, procédure, Berger-Levrault, 1997, p-p. 101-108.
[19] EYMERI-DOUZANS (J.M), Les concours à l'épreuve, Revue française d'administration publique 2012/2 (n° 142), p-p. 307-325, p.320.

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